Les plus regardés récemment

6
Wir Bergler in den Bergen (1974)
Fredi M. Murer
Suisse
112′
Un «film en trois mouvements avec des Uranais». Le premier mouvement témoigne de l’industrialisation du village de Göschenen et de toute la vallée de Göscheneralp depuis le percement du tunnel du Saint-Gothard et la construction du barrage. Le second mouvement présente la vallée de montagne du Schächental. Bien que lieu de passage et de tourisme, elle reste fidèle à l’exploitation familiale de la ferme et des alpages. Enfin, le dernier mouvement nous mène dans une troisième vallée, celle du Maderanertal et de son chef-lieu, Bristen où les formes de vie traditionnelles ne persistent que par la volonté de ses habitants à sauvegarder une solidarité par le biais d’une coopérative paysanne. La partition du film en trois mouvements est à comprendre littéralement et musicalement; impliquant à la fois contenu et forme. Le titre et les sous-titres sont des citations de paysans de montagne. Eux, les montagnards, sont au centre du film et ce sont eux, exclusivement, qui ont la parole. Le film transmet donc des matériaux bruts, des informations de première source. Fredi M.Murer Le film se rattache à l’utopie sociale caractéristique de ses premières fictions, crées par un observateur qui, adepte du recueillement et de la méditation, n’en fait pas moins, en dernière analyse, résolument œuvre de militant.
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9
Une ville à Chandigarh (1965)
Alain Tanner
Inde
53′
Suite à la partition de l’Inde en 1947, lors de laquelle la province du Penjab a été partagée entre l’Inde et le Pakistan, l’ancienne capitale Lahore s’est retrouvée en territoire pakistanais. L’architecte Le Corbusier fut chargé de construire une nouvelle capitale, Chandigarh, au pied des premiers contreforts de l’Himalaya. Un an apès la mort du Corbusier en 1965, Alain Tanner commence à réaliser un film dans la cité partiellement en chantier ou même encore à l'état de plans. Mais la métropole compte déjà quelque 120'00 habitants. Architecturalement parmi les plus modernes des villes, Chandigarh a été construite archaïquement à la main. Des impressions de cette ville horizontale et verte - la brique ne permettant pas d'expansion verticale - sont capturées dans de longs plans fixes et de nombreux travellings. Le commentaire de John Berger inscrit cette beauté visuelle dans une réflexion plus large: le climat a fortement influencé les décisions des planificateurs, tandis que la nouvelle cité n'a pas réussi à briser d'un seul coup les anciennes règles sociales. Ces règles continuent de déterminer le niveau d'éducation et de revenu, et les ouvriers qui construisent Chandigarh ne peuvent eux-mêmes pas y vivre. Cependant, le film partage l'optimisme du Corbusier dans sa conception de l'architecture comme instrument qui aide les hommes à clarifier leurs visions, à exercer leurs facultés de discernement et à établir de nouvelles relations, même si les effets ne se feront sentir qu'à long terme.
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10
Markus Raetz (2007)
Iwan Schumacher
Suisse
75′
Dans le monde de l’art, le Suisse Markus Raetz bénéficie d’une renommée internationale. Pour la première fois, l’artiste bernois a autorisé une équipe à pénétrer caméra au poing au sein du travail qu’il accomplit depuis 40 ans. Markus Raetz a un septième sens pour appréhender l’extraordinaire. Ses œuvres stupéfient comme les tours de passe-passe d’un magicien. Elles remettent en question nos habitudes visuelles et nous montrent les choses d’une manière tout à fait différente. Pour parfaire ses surprises visuelles déconcertantes, le plus clairvoyant des artistes suisse sait se servir de techniques, matières et médiums les plus divers. Une grande partie de l’œuvre de Markus Raetz est reliée au mouvement ; des installations et des sculptures modifient leur propre apparence du fait qu’elles se meuvent elles-mêmes ou que l’observateur se déplace autour d’elles. C’est ainsi qu’un homme portant un chapeau devient un lapin, ou qu’un OUI se transforme en NON. Markus Raetz est un homme érudit, plutôt timide, qui parle sans élever la voix et avec humour. Tout en découvrant comment fonctionne son regard très personnel sur le monde, nous apprenons à connaître l’homme qui se cache derrière ces œuvres merveilleuses.
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