Les plus vus ces trois derniers mois

1.
The Song of Mary Blane (2019)
Bruno Moll
Suisse
86′
En 1866, le peintre soleurois Frank Buchser est envoyé aux Etats-Unis en vue de peindre un monumental tableau des «Héros de la guerre civile» pour la future salle du Conseil national à Berne. Au début, Buchser brosse consciencieusement le portrait des politiciens et des généraux dans l'esprit de la commande. Mais il s'intéresse de plus en plus aux Indiens déportés dans des réserves et aux conditions de vie des esclaves qui viennent d'être libérés. Des années plus tôt, fasciné par la culture mauresque, Frank Buchser déguisé en cheikh turc se rendait à cheval à Fès, ville marocaine interdite aux chrétiens sous peine de mort. Le cinéaste suisse Bruno Moll (Pizza Bethléem, Le voyage à Tunis) raconte les deux voyages aventureux de l'artiste rebelle et controversé. Le récit commence avec des images documentaires des émeutes de Charlottesville en août 2017 et les notes de journal intime de Frank Buchser lorsque, en 1869, le général Lee posait pour le peintre. Dans un grand retour en arrière, le cinéaste raconte le séjour de Buchser en Andalousie et au Maroc en 1858, rentre avec lui en Suisse et conclut avec son aventure nord-américaine.
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4.
Wir Bergler in den Bergen (1974)
Fredi M. Murer
Suisse
112′
Un «film en trois mouvements avec des Uranais». Le premier mouvement témoigne de l’industrialisation du village de Göschenen et de toute la vallée de Göscheneralp depuis le percement du tunnel du Saint-Gothard et la construction du barrage. Le second mouvement présente la vallée de montagne du Schächental. Bien que lieu de passage et de tourisme, elle reste fidèle à l’exploitation familiale de la ferme et des alpages. Enfin, le dernier mouvement nous mène dans une troisième vallée, celle du Maderanertal et de son chef-lieu, Bristen où les formes de vie traditionnelles ne persistent que par la volonté de ses habitants à sauvegarder une solidarité par le biais d’une coopérative paysanne. La partition du film en trois mouvements est à comprendre littéralement et musicalement; impliquant à la fois contenu et forme. Le titre et les sous-titres sont des citations de paysans de montagne. Eux, les montagnards, sont au centre du film et ce sont eux, exclusivement, qui ont la parole. Le film transmet donc des matériaux bruts, des informations de première source. Fredi M.Murer Le film se rattache à l’utopie sociale caractéristique de ses premières fictions, crées par un observateur qui, adepte du recueillement et de la méditation, n’en fait pas moins, en dernière analyse, résolument œuvre de militant.
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6.
Salt of this Sea (2008)
Annemarie Jacir
Palestine
105′
Soraya, née et élevée à Brooklyn, décide d’aller vivre en Palestine, le pays de ses ancêtres. Dès son arrivée à Ramallah, elle cherche à récupérer l’argent de ses grands-parents, gelé sur un compte après leur exil, mais se heurte au refus de la banque. Sa route va alors croiser celle d’Emad, un jeune Palestinien qui rêve de s’en aller. Ce road movie intense, guidé par l’urgence, revient avec force et sincérité sur les traces d’un passé évanoui. Chassés de leur foyer lors de la guerre de 48, les parents de Soraya ont subi l’exil dans des camps au Liban, avant de finalement pouvoir partir s’installer aux Etats-Unis. Soraya est donc née à Brooklyn, même si, depuis qu’elle est petite, elle fait le même rêve, celui d’une réfugiée: retrouver ses racines, retourner sur sa terre d’origine, la Palestine. Son père vient de mourir, elle a 28 ans. Elle décide de faire le grand saut, s’achète un billet d’avion et traverse l’atlantique. Dès son arrivée, pleine d’espoir, elle découvre une facette qu’elle ignorait. Au contrôle de l’aéroport, une fois ses origines dévoilées, elle est mise de côté et subit plusieurs interrogatoires, de rigueur.Un dérisoire visa de deux semaines en poche, Soraya rencontre Emad, qui a connu l’occupation et la réalité de la Palestine, qu’il rêve, contrairement à elle, de quitter. Après le refus de la banque de lui rendre l’argent que ses grands-parents avaient laissé sur un compte à Jaffa, Soraya décide de la braquer. S’ensuit une fuite à travers Israël, clandestinement, avec en filigrane, à travers les paysages et les vestiges d’une terre désormais interdite, l’histoire de la Palestine. Proche du réel, Salt of this Sea a eu une genèse difficile. Outre les difficultés propres au financement, le tournage a souffert de multiples difficultés: contrôles répétées, check points, interdictions de passage, circulation du matériel complexe. Au final, le film est là, somptueusement interprété par un duo de comédiens bouleversant de sincérité: Suheir Hammad, par ailleurs aussi poète, et Saleh Bakri, qui a reçu le Prix du Meilleur Acteur en Israël pour son rôle dans La visite de la fanfare. Pour ces raisons, Salt of this Sea n’est pas seulement une oeuvre puissante, saisissante, elle est aussi le témoignage d’une réalisatrice qui veut combattre le silence, l’invisibilité et l’oubli.
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7.
Ecuador (2012)
Jacques Sarasin
Équateur
75′
Dans un monde à sens unique, où les pays du nord exportent leur modèle économique et politique dans le monde entier, il existe un pays d’Amérique latine qui s’est engagé dans une réforme profonde de ces modèles et invente une nouvelle gouvernance, pragmatique et humaniste.Ce pays est l’Equateur.Rafael Correa, économiste réputé, venu à la politique comme on part en mission, en est devenu le Président en 2006.Il a transformé un pays aux structures archaïques en une démocratie participative, sociale, indépendante et écologique.Aux équatoriens, il a apporté l'espoir que les vieilles structures figées n'étaient pas une fatalité, que tous les citoyens avaient leur mot à dire et qu'il y aurait enfin quelqu'un pour les écouter. Ce film est fait pour tous, habitants des pays riches et en développement ; il ouvre des perspectives concrètes vers une nouvelle façon de vivre la globalisation. Il montre que d’autres projets politiques, écologiques et économiques sont possibles.Ce film n’est pas un film sur l’Equateur, mais sur un projet politique, sur une utopie devenue réalité. Il est porteur d’idées, de réflexions et de solutions sur les crises actuelles, et il propose un vrai débat autour de l’avenir de nos sociétés.
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11.
Kick Off (2009)
Shawkat Amin Korki
Iraq
81′
Des réfugiés occupent le stade de Kirkouk, n’ayant toujours pas trouvé de lieu où vivre. Deux amis passionnés de football veulent monter, après la victoire de l’Irak à la coupe asiatique, un tournoi entre Turcs, Arabes, Kurdes et Assyriens. Mais rien n’est simple en Irak. Dans un style enlevé, Shawkat Amin Korki livre une comédie dont la fraîcheur et l’humour soulignent d’autant plus le destin tragique de ces réfugiés dans leur pays. * * * * * * La joie de jouer En réalisant Kick Off, le jeune cinéaste kurde Shawkat Amin Korki réussit, avec peu de moyens et, surtout - car leur présence crève l’écran -, des acteurs nonprofessionnels, à exprimer la réalité d’une situation où la nécessité de la survie n’empêche pas de vouloir vivre. C’est-à-dire aussi aimer et jouer. Et ces acteurs le démontrent eux-mêmes, laissant voir leur propre joie de jouer, en faisant parfois des tonnes, pour notre plus grand plaisir. Aucun artifice pourtant, pour nous faire oublier la guerre et l’occupation: le bruit récurrent d’un rotor d’hélicoptère, le son des bombes, au loin, le petit frère d’Asu qui se traîne sur une jambe, une mine lui ayant enlevé l’autre, la situation précaire de ces réfugiés dans le stade. C’est ce stade qui sera d’ailleurs le lieu unique de l’action, dont les tribunes sont les remparts, protection hypothétique contre les agressions du monde extérieur. Le réalisateur nous en fera découvrir quasiment tous les recoins, montrant l’ingéniosité de leurs occupants à les utiliser. Korki ne nous cachera pas non plus les difficultés de coexistence entre les différentes nationalités, au moment de trouver un arbitre pour le tournoi d’Asu et Sako. Mais, là encore, il usera du ton de l’humour. Le choix du noir et blanc à la fois apporte une touche vériste, proche du documentaire - certaines scènes donnent l’impression du « direct », accentué par le sentiment d’improvisation qu’elles laissent - sentiment qu’il faut prendre ici dans un sens positif: car il apporte une telle vie au récit. Paradoxalement, cette absence de la couleur rappelle également certaines vieilles comédies italiennes des années cinquante avec leurs personnages haut en couleurs. S’il fallait trouver un film pour nous faire aimer l’Irak et les Irakiens, ce serait Kick Off qu’il faudrait choisir. Sans discussion. Martial Knaebel
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Le pur plaisir du cinéma, où que vous soyez: filmingo propose une sélection de films d'auteur en streaming par abonnement ou en location individuelle. Géré par la fondation suisse trigon-film.

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